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J'ai vraiment du retard sur mon récapitulatif des lectures d'août. Je ne pensais pas d'ailleurs lire autant mais j'ai bien profité de ma chaise longue et du soleil cette année au détriment d'autres activités.

tumblr_mafkhdb0AC1rbho52o1_250Allez c'est parti :

De là on voit la mer, de Philippe BESSON (2013, édition Julliard)

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Phillippe Besson

4ème de couverture : Louise, 40 ans, part s’installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, ville portuaire où règne une chaleur écrasante, tout l’enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l’incessant ballet des ferries vers les îles. Et cette parfaite solitude que seule vient déranger la présence discrète et dévouée de Graziella, la gouvernante qui s’occupe de la maison. Louise n’a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l’histoire d’une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement. Un jour, un jeune homme sonne à sa porte. C’est Luca, le fils de Graziella. Élève à l’Académie navale, il porte ses vingt et un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n’aurait pu envisager d’être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca serait pourtant aussi vain que de vouloir échapper à la moiteur de l’été. Au moment où elle cède à la sensualité de ce corps qui l’attire, elle apprend qu’un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Fiction, fantasme et réalité se télescopent, mais dans quel but ? Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l’instant est venu d’affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu’en soient les conséquences… Il y a des paysages dont la simplicité peut éclipser tout ce qu’on avait contemplé jusque-là, des retranchements volontaires qui vous révèlent à vous-mêmes, des rencontres qui ne peuvent se produire que lorsqu’on a fait le vide autour de soi. Roman sur la solitude nécessaire de l’écrivain, une solitude ni oppressante ni douloureuse, mais émancipatrice, De là, on voit la mer est une ode à la liberté, celle qui implique de faire des choix, de sacrifier ce qui n’a plus de raison d’être, liberté sans concession, qui peut sembler brutale, égoïste et déterminée, mais qui permet seule de créer, d’aimer à sa guise, de tenir la barre de son existence sans se soucier des préjugés ni des vents contraires… Un magnifique portrait de femme, tranchante et résolue, larguant progressivement les amarres, s’affranchissant de tous ses liens pour voguer sereinement vers une destination connue d’elle seule.

Tout simplement magnifique !

 

Si tu existes ailleurs !, Thierry COHEN (édition Flammarion 2012)

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4ème de couverture : Tu vas mourir du coeur en même temps que cinq autres personnes. » Telle est l'étrange phrase que prononce un jour Anna, la nièce de 3 ans de Noam Beaumont. Noam, célibataire de 35 ans, torturé par un drame d'enfance, veut comprendre cette prédiction. Il rencontre une psychologue éprise de mysticisme qui lui confie que selon une théorie, « la prophétie des innocents », l'enfant a peut-être révélé une vérité. Dès lors, une course contre la montre s'ouvre pour Noam : trouver les cinq autres personnes pour comprendre ce qui les lie dans ce funeste destin. Une aventure qui le conduira là où la vie peut prendre fin... et où l'amour peut renaître.

Je m'en suis doutée la première fois en juin quand j'ai lu mon premier livre de Thierry COHEN : quand j'aime un auteur, je lis tous ces livres. Donc voici le deuxième : c'est beau, triste, prenant, bref impossible d'arrêter de le lire.

 

Les mains libres, de Jeanne BENAMEUR (Edition Denoël 2004 et Folio)

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4ème de couverture : Y a-t-il un signe de vie dans le ciel qui indique que quelque part, dans une ville, au milieu de tant et tant de gens, deux êtres sont en train de vivre quelque chose qui ne tient à rien, quelque chose de frêle comme un feu de fortune ? Mme Lure est une vieille femme comme on en croise sans les remarquer. Dans l'appartement de son mari disparu, elle maintient chaque chose à sa place, tranquille et pour toujours. Elle évite tout souvenir, mais rêve grâce aux brochures de voyages qu'elle étale sur la table de la cuisine. Yvonne Lure entre dans les photographies, y sourit, y vit.Un jour, surprenant les doigts voleurs d'un jeune homme dans un grand magasin, elle se met à le suivre de façon irréfléchie jusqu'à son campement, sous l'arche d'un pont.Qu'ont-il en commun, Yvonne, celle qui garde, et Vargas, l'errant ?D'une écriture forte et lumineuse, Jeanne Benameur capte comme jamais les destins obscurs de deux parias innocents, tissant entre eux des liens intenses. Ressuscitant des pans de mémoire plapitante, elle aiguise le vide en chacun de nous.


C'est le troisième livre de Jeanne BENAMEUR que je lis et celui-ci encore est magnifique. C'est un livre sensible, tendre, les personnages sont attachants. Bref un coup de coeur !

 

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS (édition NIL 2009)

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Unique roman de Mary-Ann Shaffer (née en 1934), ancienne bibliothécaire et libraire, elle est décédée en 2008 peut de temps après avoir su que son livre allait être publié. Elle a écrit ce roman assisté de sa nièce Annie Barrows.

J'avais commencé (20 pages ?) mais pas poursuivi ce livre qui m'avait été offert. J'avais eu beaucoup de mal sur la construction faite exclusivement de lettres et le titre m'avait interrogé.

C'est toutefois rare que je reprenne un livre que je n'arrive pas à démarrer, mais là, après heu... quelques années je m'y suis remis et j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.

En fait, les lettres permettent de découvrir l'histoire au fur et à mesure et les personnages et rendent l'histoire tout à fait cohérente et compréhensible.

4ème de couverture : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement de la gurre. Juliet, jeune écrivain, cherche un  sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique, celui d'un club de lecture  au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

Deux jolies citations lues dans le livre :

«L'humour est le meilleur moyen de rendre l'insupportable supportable »
« Lire de bons livres vous empêche d'apprécier les mauvais »

Il y a eu un film en 2011 de Kenneth BRANAGH avec Kate Winsley, que je n'ai malheureusement pas vu à ce jour, mais j'imagine les images.

Pour conclure, une lecture agréable, drôle (humour anglais !?), histoire prenante, ce roman se lit d'une traite. Bon ceci étant dit, je trouve Juliet, le personnage principal, un peu nunuche : est-ce dû à la période après guerre. De plus les lettres sont je trouve écrites sur le même style (à cause de l'auteur ?).

 

L'ombre d'un hommes, de Bénédicte des Mazery (Edition Anne Carrière, 2012)

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4ème de couverture : Alfred Vigneux n'a jamais oublié Charlotte et lorsque, à l'occasion de la réfection de son immeuble, il exhume de la cave les documents paternels, son passé lui revient de plein fouet. Le vieillard solitaire, à l'existence jusqu'ici monotone et recluse, décide alors de réécrire l'histoire à sa façon. Adèle, son mari et leur jeune fils, Léo, se voient ainsi proposer un étrange échange : la jouissance d'un appartement dont le vieil homme est propriétaire contre sa présence à dîner, chaque soir. La famille, qui vit pauvrement, accepte et emménage dans l'immeuble. Très vite, cependant, le jeune Léo comprend qu'ils n'ont pas été choisis au hasard

Extrait :

"Ce jour-là, Alfred Vigneux se lève à l'aube et le premier geste qu'il accomplit, c'est de tirer les rideaux. Dehors, la pluie martèle les pavés luisants; toute la nuit, il l'a écoutée tomber, dans l'attente du petit matin. Il appuie son front contre la vitre, laissant l'humidité le pénétrer et, comme à chaque fois, ce geste le renvoie à son enfance.
C'est aujourd'hui que tout commence.

Il gagne le salon, le dos voûté. Parce qu'il a toujours été très maigre et trop grand, Alfred se tient courbé depuis son plus jeune âge. À sa naissance déjà, affligé de membres excessivement fins où la peau s'étirait sur les os, il avait un visage de vieux. Si maladif que le médecin de famille avait fermé les yeux quelques secondes avant de reposer le nouveau-né dans son berceau : «Il ne passera pas la semaine, madame, ne vous attachez pas.» L'enfant avait survécu, et Marie Vigneux s'était d'autant plus attachée à lui que son époux, Lucien, notaire de son état, montrait un dégoût chaque jour plus prononcé envers cet être malingre et pleurnichard qui évolua comme il était né : tout en maigreur et sans grandeur, si ce n'est celle de sa taille, anormalement élevée à tous les âges de la vie.

Depuis que ses parents sont morts, voilà de nombreuses années, Alfred occupe seul l'appartement familial.

Il s'assied à la table, couverte de lettres et de papiers qu'il connaît par coeur désormais, et regarde la chemise en carton posée devant lui. D'une écriture que l'âge a rendu vacillante, il a inscrit sur la couverture : Dossier W."

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début ne sachant pas où l'auteur voulait nous emmener. Il a donc fallu attendre la moitié du livre et quelques longueurs pour que je trouve enfin l'histoire touchante et intéressante. En conclusion je peux quand même dire que c'est un beau roman sur le poids de la culpabilité et les secrets de famille.

 

Serment d'automne, de Françoise BOURDIN

 

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4ème de couverture : Guillaume, brillant architecte, dirige un cabinet florissant à Versailles. Surchargé de travail, il descend en catastrophe en Bourgogne car son frère jumeau, Robin, l'a appelé à l'aide. Atteint d'un cancer, celui-ci est épuisé par sa chimiothérapie et il sait qu'il ne pourra pas assumer seul les vendanges, d'autant plus que sa femme est sur le point d'accoucher. Une fois sur place, Guillaume décide de rester et de tout prendre en main, bien que n'y connaissant pas grand-chose. Il n'hésite pas d'ailleurs à lâcher un gros projet d'architecture, pas question pour lui de laisser tomber son frère, qu'il adore. Il s'installe donc chez le couple, dans leur maison qu'il a lui-même dessinée, et essaye de tout gérer de front.
Mais les ennuis s'accumulent et il perd pied. François, le paysan avec qui les jumeaux avaient signé un contrat de fermage au décès de leurs parents afin qu'il continue l'exploitation de la ferme familiale, vient d'annoncer qu'il prenait sa retraite. Pour les jumeaux, il n'est pas question de vendre ce patrimoine, mais trouver rapidement une personne capable de gérer cette exploitation, et notamment l'important cheptel de charolaises, n'est pas chose aisée. Quant à Ralph, le fils de Guillaume, il a abandonné ses études et se rebelle contre son père en lui faisant payer chèrement un divorce qu'il n'a jamais supporté. Leur relation est exécrable.
Guillaume va-t-il réussir à résoudre seul tous les problèmes ? Peut-il laisser tomber son cabinet d'architecte et mettre ainsi sa vie entre parenthèses pour épauler sa famille ? Un retour en Bourgogne est-il envisageable, lui qui a tout fait pour construire sa vie ailleurs ?


Comme d'habitude avec Françoise BOURDIN, l'écriture est simple et efficace qui fait que ce roman est plaisant et se lit d'un trait.

 

Demain, j'arrête, de Gilles LEGARDINIER (édition Fleuve Noir, 2011 et Presse Posket)

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4ème de couverture : Et vous, quel est le truc le plus stupide que vous ayez jamais fait de votre vie ?Au début, c'est à cause de son nom rigolo que Julie s'est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qui'il semble cacher... Parce qu'elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants...

Voilà un livre où j'ai ri de bon coeur ! Parfois j'avais du mal à croire que ce livre ait été écrit par un homme, comment peut-il connaître aussi bien les  réactions féminines ! C'est donc un bon roman pétillant, rempli de péripéties toutes plus drôles ou émouvantes les unes que les autres. Bonne humeur garantie !

 

Bon dimanche !