Bonjour à toutes !

5 livres lus ce mois-ci : mieux que pendant les mois d'été !

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Source : wrinting and wanderlust

 

Je commence par le dernier lu mais qui a été mon coup de coeur de septembre :

Charlotte, de Davis FOENKINOS (Édition Gallimard, 2014)

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Sélection prix Renaudot
Sélection prix Goncourt

 4ème de couverture :
« Pendant des années, j’ai pris des notes.
J’ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans.
J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois.
Entre chaque roman, j’ai voulu l’écrire.
Mais je ne savais pas comment faire.
Devais-je être présent ?
Devais-je romancer son histoire ?
Quelle forme cela devait-il prendre ?
Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
Alors, je me suis dit qu’il fallait l’écrire comme ça. »

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Ecrit sous la forme d'un long poème narratif, le style d'écriture est tout d'abord déconcertant. Mais happé par l'histoire; on en viendrait presque à oublier de reprendre son souffle !

Voir le site de "Cercle de vie", avec un article de 2011 sur sa biographie et quelques peintures.

David FOENKINOS présente son livre à la librairie Mollat

Parce qu'il l'avait présenté lorsqu'il était venu parler son livre "La tête de l'emploi", je n'avais qu'une envie mitigée de lire cette biographie.

Pourtant, David FOENKINOS a écrit un livre passionnant, pas dans le même registre que ce qu'il a l'habitude de faire puisque le sujet est bien plus grave. C'est un livre très fort que l'on referme secouée par la bien courte vie de Charlotte SALOMON, un livre sur des années bien noires et parce que l'on se doute que Charlotte n'avait aucune chance de s'en sortir...

Un émouvant hommage, un récit poignant.

Merci M. FOENKINOS de nous avoir faire partager la vie de Charlotte SALOMON tombée dans l'oubli.

A ne pas manquer jeudi 9 octobre, La Grande Librairie sur France 5 avec David FOENKINOS entre autres.

 

 

L'Exil des anges, de Gilles LEGARDINIER (Edition Fleuve Noir, 2009)

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4ème de couverture : Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus. Une découverte que beaucoup voudraient s'approprier ? à n'importe quel prix. Pour échapper à ceux qui les traquent, ils n'ont pas d'autre choix que de remonter à l'origine du secret dont ils sont les ultimes gardiens. Leurs souvenirs sont des sanctuaires. À eux d'en trouver les clés...
Ce thriller humaniste vous entraînera aux limites de la conscience, au coeur d'une aventure qui vous hantera longtemps, comme un rêve...

Je continue avec ma lancée sur les suspenses avec ce livre de Gilles LEGARDINIER.

J'aime bien lire des livres que j'arrive à imaginer en film : j'imagine bien les scènes, le suspense.
Peut-être qu'il en sortira un film un jour.

 

La nostalgie heureuse, d'Amélie NOTHOMB (Edition Albin Michel, 2013) genre autobiographie

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4ème de couverture : "Tout ce que l'on aime devient une fiction. »

Extraits :

"« Natsukashii » désigne la nostalgie heureuse, répond-elle, l’instant où le beau souvenir revient à la mémoire et l’emplit de douceur. Vos traits et votre voix signifiaient votre chagrin, il s’agissait donc de nostalgie triste, qui n’est pas une notion japonaise."

"Tout le monde connaît cette expérience cruelle : découvrir que les lieux sacrés de la haute enfance ont été profanés, qu’ils n’ont pas été jugés dignes d’être préservés et que c’est normal, voilà."

Dans ce très court roman, on est attiré tout d'abord par la couverture d'une Amélie NOTHOMB joyeuse, côté petite fille. La 4ème de couverture est toujours aussi minimaliste : donc c'est un peut l'aventure (sauf si on a regardé La Grande Librairie de septembre !).

Contactée par une équipe de télévision voulant réaliser un documentaire sur elle, Amélie NOTHOMB accepte de retourner au Japon, pays où elle a vécu ses premières années. Elle va y revoir sa nounou et son fiancé et surtout elle devra faire face à ce que deviennent les souvenirs.

 

D'eau et de feu, de Françoise BOURDIN (Edition Belfond, 2013) 

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4ème de couverture : Au coeur de l'Ecosse, un vaste manoir victorien abrite une famille fraîchement recomposée. De cette confrontation tumultueuse et violente va naître une intense passion.
Le jeune Scott revient au domaine familial de Gillespie. Stupéfait, il découvre que son père, Angus, patriarche autoritaire et vieillissant, s'est remarié avec une Française, Amélie. Installée à demeure en compagnie de ses quatre enfants, trois garçons turbulents et une jeune fille, Kate, cette nouvelle belle-mère a bien l'intention de marquer son territoire. De son côté, Scott ne trouve pas cette famille recomposée particulièrement à son goût.
Les tempéraments s'affrontent et les jalousies s'installent. La tension sourd silencieusement autour du véritable enjeu familial : qui sera l'héritier ? Qui gardera le domaine et fera fructifier l'entreprise de distillerie de Gillespie ?
Chaque clan aiguise ses armes, mais un amour improbable, impossible, fera peut-être tout basculer.
Entre rivalités, blessures anciennes et règlements de compte, un puissant drame passionnel : le meilleur de Françoise Bourdin.

Bien. toujours dans la même lignée de ce qu'écrit Françoise BOURDIN sur la vie d'une famille qu'elle sait si bien décrire.

 

Le collier rouge, de Jean-Christophe RUFIN (Edition Gallimard, 2014)

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4ème de couverture : Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...

Jean-Christophe RUFIN est né en 1952,médecin, historien, globe trotteur, écrivain et diplomate français, il a été élu en 2008 à l'Académie française dont il devient alors le plus jeune membre.
Beau parcours !

Une très belle lecture...
Jean-Christophe RUFIN rend hommage à son ami, photographe, Benoît GYSEMBERGH, mort avant la publication de ce texte. Ce photographe lui raconte un jour l'histoire de son grand-père, qui revenu en héros de la guerre de 1914 et décorée de la Légion d'honneur, il avait commis un jour où il avait trop bu un acte qui lui avait valu d'être arrêté et jugé.

Huis clos entre deux personnages dans une prison et un chien "Guillaume" qui aboie sans cesse et qui s'arrête quand on s'intéresse à son maître.

Texte aux multiples thèmes : la barbarie de la guerre, les sacrifices d'hommes anonymes... qui reviennent brisés... dans la difficulté de réintégrer la vie civile, la présence des animaux auprès des soldats. C'est l'histoire incroyable entre un homme et un chien, la révolte légitime d'un soldat qui revient de l'enfer, un homme qui a réfléchi, lu des textes de contestation, des écrits libertaires, qui a essayé de comprendre l'"intolérable"... et la "boucherie" décidée en haut lieu...

 

Et voilà, pas sûr que le mois d'octobre soit aussi prolifique en lecture.

A bientôt !