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Inconnu à cette adresse, de Kathrine KRESSMANN TAYLOR (Edition J'ai Lu, 1938)

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Kathrine KRESSEMAN TAYLOR est née en 1903. Après un diplôme de littérature et de journalisme de l'Université d'Orego en 1924, elle emménage à San Francisco où elle devient correctrice et rédactrice dans la publicité. Elle commence à écrire pendant son temps libre, et elle a publié à l’occasion dans divers petits magazines littéraires. En 1928, elle épouse Elliott Taylor, propriétaire d’une compagnie publicitaire, et devient femme au foyer. Ensemble ils ont quatre enfants. En 1938, la famille emménage à NewYork.
Elle écrit Inconnu à cette adresse. Story magazine accepte de publier cette nouvelle. Cependant, l’éditeur Whit Burnett et son mari Elliott jugent que « cette histoire est trop forte pour avoir été écrite par une femme », et décident du pseudonyme masculin de Kressmann Taylor, qu’elle utilisa ensuite jusqu’à la fin de sa vie. Le Reader's Digest accueille à son tour la nouvelle dans ses pages, puis Simon & Schuster le publie sous forme de livre en 1939. 50 000 exemplaires sont vendus. Les éditions étrangères suivent rapidement, incluant une traduction hollandaise plus tard confisquée par les Nazis, et une version allemande sortie à Moscou. Le livre sera interdit dans l’Allemagne nazie. Il est aujourd'hui souvent étudié au lycée.


4ème de couverture :
Ils sont tous deux allemands. L'un est juif, l'autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s'expatrient pour fonder ensemble une galerie d'art en Californie mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leur échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d'une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l'idéologie du IIIème Reich. Le sentiment de trahison est immense ; la tragédie ne fait que commencer...


Le livre est écrit dans la forme d'une correspondance épistolaire fictive étalée du 12 novembre 1932 au 18 mars 1934 entre deux très bons amis, Martin Schulse, 40 ans, allemand marié et père de trois garçons, et Max Eisenstein, 40 ans, célibataire d'origine juive, associés de longue date dans une affaire prospère de commerce de tableaux à San Francisco.. En 1932, Martin retourne vivre à Munich et échange avec son ami et associé et il le voit le changer.

Le texte très court et concis raconte une amitié se transforme en haine viscérale. D'une incroyable intensité, le terrible glissement s'opère lettre après lettre comme une fatalité inéluctable.

Un livre fort et bouleversant.

Je n'ai pas vu la pièce de théâtre mais je suis certaine qu'elle doit être poignante comme l'est le livre.

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L'elixir d'amour, d'Eric-Emmanuel SCHMITT (Edition Albin Michel, 2014)

 

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4ème de couverture : « L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? »

Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ? 

Observateur pertinent des caprices du cœur, Eric-Emmanuel Schmitt explore le mystère des attirances et des sentiments. 

Bien mais parfois un peu barbant; J'ai préféré "Les perroquets de la place d'Arezzo" (ici)

 

 

Le chapeau de Mitterrand, d'Antoine LAURAIN
(Edition Flammarion 2012 et J'ai Lu, 2013)  
 

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4ème de couverture : Daniel Mercier dîne seul dans une fameuse brasserie parisienne quand - il n'en croit pas ses yeux - un illustre convive s'installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que Daniel décide de s'approprier en souvenir. Tel un talisman, le feutre noir ne tarde pas à transformer sa vie. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux couvre-chef qui poursuit de tête en tête sa promenade savoureuse, bouleversant le destin de personnages pittoresques et brossant, sous la forme d'une fable, un tableau de la France des années quatre-vingt.

J'avais lu fin 2014 "La femme au carnet rouge" (voir ici)

Quelle délicieuse surprise que ce livre ! j'ai vraiment adoré l'histoire très originale.

Les personnages sont attachants chacun à sa manière, leurs tribulations souvent drôles, l'humour grince juste ce qu'il faut.

 

Ça peut pas rater !, de Gilles LEGARNIER (Edition Fleuve, 2014)

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4ème de couverture : « - J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !
Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier de Hugues. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d’un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu’au fond des enfers.
La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde.
La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m’étouffe, la haine me consume. »

 

Encore un roman de Gilles LEGARDINIER que j'ai adoré. Mais comment fait-il cet homme pour se mettre à la place d'une femme ? On pourrait croire qu'il a été écrit par une femme. Voyez plutôt :

"- Comment réagis-tu ? ça va?
- J'ai voulu mourir. Alors en rentrant , j'ai mangé une glace et c'est passé".

Que du bonheur ! J'ai déjà lu les trois autres livres de Gilles LEGARDINIER (ceux avec les jolis chats) et je suis fan ! (Voir ici, ici et ici).
Ce que j'aime aussi avec Gilles LEGARDINIER c'est les pages de fin du livre où il explique son livre, comment il est né, où il remercie ses amis, ses parents, sa femme, ses enfants, ses lecteurs... bref le monde entier tellement il est reconnaissant !

L'histoire est plutôt banale : une femme qui pense avoir trouvé l'homme de sa vie, ce fait finalement larguer. Sauf que le type est un goujat. Alors notre héroïne décide de se venger (et là c'est succulent et complètement déjante).Sans compter les problèmes qu'elle rencontrer à son travail : c'est le bouquet !

Une chose est sûre : c'est que l'amour existe !

C'est vraiment un roman drôle et léger. L'écriture est toujours très agréable. Il est même très romantique mais chut je n'en dévoile pas plus.

 

Et pour finir sur cette touche romantique, une jole chanson d'Ed SHEERAN :

 

 

Bon dimanche !